La biodynamie

Qu’est-ce que la Biodynamie?

L’emploi de désherbants chimiques, d’insecticides, d’acariens, de produits systémiques (pénétrant dans le système circulatoire de la plante) détruit complètement l’équilibre du sol et de l’environnement.

En tuant les insectes, on supprime également leurs prédateurs naturels.

En désherbant, toute la flore est détruite. Les racines restent à la surface rendant la plante plus sensible à la sécheresse, les micro-organismes indispensables à la vie du sol meurent, le sol se compacte, les nappes phréatiques sont polluées…

Le sol est comme une mère nourricière,
si on ne le respecte pas, l’alimentation de la plante sera mauvaise
et le vin n’aura pas d’expression !

Le Vin Biodynamique

Qu’est ce qu’un vin Biodynamique ?
La viticulture biodynamique vise, de façon générale, à réhabiliter, dynamiser et intensifier la vie organique dans le milieu où vit la vigne. Cette démarche consiste à intensifier les échanges entre la plante et son environnement (terre et air), de façon à obtenir de meilleurs raisins et donc de meilleurs vins. La biodynamie cherche à renforcer la vitalité et la résistance des plantes, en améliorant les échanges naturels entre le sol et les racines, et entre le ciel et les feuilles… afin d’optimiser l’expression du terroir dans les raisins et donc dans le vin.

L’agriculture biodynamique est une globalité qui lie l’homme avec l’ensemble de son environnement.

La fertilité du sol, la prise en compte des rythmes saisonniers et cosmiques, le soin apporté aux plantes et aux animaux avec le respect des lois du vivant, la construction de paysages harmonieux, le lien avec les autres (producteurs ou consommateurs), la qualité des aliments produits sont autant de principes pour entretenir et développer la vie à l’intérieur et autour des domaines agricoles.

La biodynamie et les formes du paysage devraient être
la base d’une alimentation pour le corps.

La Biodynamie par Ulrich Schreier

Ulrich SCHREIER est agriculteur en bio et biodynamie sur 120 ha à Saint Augustin-des-Bois dans le Maine et Loire. Il s’est inspiré de l’expérience d’un agriculteur allemand, Manfred WENTZ, et d’un agriculteur autrichien, Franz BRUNNER, pour conduire sur son exploitation des cultures biologiques.

En 1924, à la sollicitation répétée d’un groupe d’agriculteurs préoccupés par la baisse de qualité des aliments, du fourrage et des semences, l’affaiblissement des plantes culturales et les signes de dégénérescence dans les troupeaux d’élevage, Rudolf Steiner a donné les bases de l’agriculture biodynamique, communément appelée biodynamie, lors d’une série de huit conférences. Proposant une manière approfondie de voir la Nature, la Vie et l’Homme, son approche part du principe que tous les phénomènes observables dans le monde physique ne sont que la manifestation d’une réalité immatérielle et organisatrice qui, de la périphérie du cosmos, rayonne vers la Terre. Selon cette vision de l’Univers, l’animal, la plante, mais aussi la matière inerte et les atomes — comme la silice, le calcaire, l’azote, le carbone, l’hydrogène, l’oxygène, le phosphore, la potasse ou le souffre — seraient une sorte de condensation d’un principe cosmique.

Un chemin prometteur vers l’agriculture durable de demain

Autrement dit, ils ne seraient pas la cause originelle mais uniquement la manifestation, le pôle physique — la matérialisation — voire l’aboutissement d’un principe et d’un processus beaucoup plus vaste. En conséquence, pour les comprendre dans leur intégralité, l’analyse physico-chimique exclusive et localisée n’est pas suffisante : comme c’est aussi le cas pour expliquer le mouvement de l’aiguille aimantée d’une boussole qui est causé par les lointains pôles magnétiques terrestres, il faut élargir le champ d’investigation, aussi bien dans l’espace et le temps que vers les sphères qui ne sont pas facilement accessibles à nos cinq sens. Et ce n’est pas parce que ces sphères échappent généralement à une détection directe par les instruments de conception classique qu’on doit les ignorer. Car, dans le royaume de la vie que « nous ne connaissons que par ses symptômes », les phénomènes suprasensibles jouent un rôle clef dans l’organisation de la matière. Se situant à un niveau supérieur au monde physique, ils constituent une réalité essentielle du vivant. En effet, quelle différence fondamentale y a-t-il entre un arbre en pleine croissance et un piquet de bois mort, un animal plein de vie et un cadavre en train de se décomposer ?

 

Il est prématuré d’avoir voulu réduire les processus vitaux aux conceptions bien insuffisantes de la physico-chimie du XIXe ou même du XXe siècle.

(Louis DE BROGLIE, prix Nobel de physique.)