Découvrir le vin naturel et le nouveau syndicat de Défense des Vins Nature’L.

Le nouveau Syndicat de Défense des Vins Nature’l  présidé par Jacques Carroget président vigneron a été créé le 16 juillet 2019 par Sébastien David, Gilles Azzoni, Christelle Pineau, Eric Morain et Antonin Iommi-Amunategui. La charte des Vins méthode Nature est adoptée le 3 février 2020. Le but : proposer une certification Vin Méthode Nature reconnue par la répression des fraudes (le terme Vin Nature étant illicite) permettant de garantir aux consommateurs des vins sans intrant avec plusieurs engagements à suivre.

Qu’est-ce que le Vin Nature ou Naturel ?

Les vignerons s’inscrivant dans cette démarche ont l’envie de proposer aux consommateurs des vins respectueux de notre environnement et de notre organisme. Il s’agit aussi de vinifier des vins de qualité sans intrant (donc pas d’ajout de produits œnologiques) avec très peu ou sans sulfites ajoutés. La volonté d’obtenir des bouteilles sans artifice reflet de leurs terroirs sur des sols sans pesticides de synthèse et sans engrais chimiques pour nous garantir des vins vivants et sains. Les vins doivent être bien sûr certifiés Bio. « La vigne, moins on la touche mieux elle se porte » témoignait Jules Chauvet, un des pionniers du vin nature. Retrouvez les engagements de la Charte en fin de page.

Nature de Vin s’engage à vous proposer dans toute sa boutique des vins sans ou avec le minimum d’intrants et de sulfites ajoutés. La sélection est très rigoureuse et réalisée par un professionnel passionné. Les vins présentés sont vinifiés par des vignerons de convictions émanant de domaines viticoles à taille humaine. Tous nos vins sont certifiés Bio. 100% Bio !

Des polémiques autour de la Charte ?

Les règles retenues pour cette charte vont dans le bon sens mais peuvent aussi être discutables. Par exemple, il est interdit d’utiliser des levures mais quid en cas d’un arrêt total de la fermentation alcoolique avec risque de déviations organoleptiques ? Même si, évidemment, nous sommes de fervents partisans des levures indigènes (celles du raisin), est-il raisonnable de risquer de gâcher le travail de toute une année à la vigne pour ce genre d’accident de cave ? De même, l’interdiction d’une filtration pour clarifier le vin et le stabiliser peut susciter la controverse. À l’inverse, certains vignerons nature souhaiteraient l’interdiction totale de sulfiter les cuvées. Voici des questions qui amèneront des débats passionnés.

Quid des sulfites ?

L’utilisation des sulfites atténuent les risques de déviations levuriennes et bactériennes dans les vins. Mais ils sont très controversés car ils seraient responsables d’une intolérance pour notre organisme.

Les vignerons nature (et comme les vignerons bio et biodynamistes soucieux du vivant) ont la volonté de réduire au minimum ces sulfites ajoutés voir de les supprimer totalement.

Deux logos « vin méthode nature » sont proposés : le premier sous-titré « sans sulfites ajoutés » (pour des concentrations de sulfites inférieures à 10 mg/l) et le deuxième « inférieur à 30 mg/l de sulfites ajoutés ».

Les résidus de pesticides de synthèse dans les vins issus d’une viticulture conventionnelle expliqueraient une bonne partie de vos soucis de santé après les dégustations.

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En résumé

Il est clair que cette nouvelle charte est une belle avancée car les mots nature ou naturel sont trop souvent repris sur des bouteilles qui n’ont aucun lien avec des vins biologiques respectueux de notre environnement et de notre santé ! On observera avec attention sa mise en place dans les prochains mois et les contrôles rigoureux pour éviter les fraudes éventuelles. Actuellement, 80 vignerons se seraient engagés à la signer.

Bien sûr, beaucoup de domaines bio, désireux de garder une certaine liberté auront du mal à rejoindre cette charte (manque de souplesse dans le travail, volonté de ne pas s’enfermer dans un groupe…). Et il ne s’agit pas non plus de discréditer les vignerons en Bio ou Biodynamie qui travaillent très sainement depuis longtemps mais ne s’inscriront pas dans ce mouvement. Soyons clair, le travail en bio est déjà difficile et garantit quand même le plus important au-delà de la qualité finale: l’absence de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques !

Bravo aux fondateurs pour le travail entrepris pour valoriser davantage les vins les plus naturels possibles. Les vins vivants, source de bonheurs gustatifs !

Pierre Girod Nature de Vin

Voici les 12 points officiels de la Charte « Vin méthode nature » :

  • 100% des raisins (de toutes origines : AOP, Vin de France, etc.) destinés à un vin qui se revendique « Vin méthode nature » se doivent d’être issus d’une agriculture biologique engagée et certifiée (Nature & Progrès, AB, ou 2e année de conversion AB à minima).
  • Les vendanges sont manuelles.
  • Les vins sont vinifiés uniquement avec des levures indigènes.
  • Aucun intrant n’est ajouté.
  • Aucune action de modification volontaire de la constitution du raisin n’est autorisée.
  • Aucun recours aux techniques physiques brutales et traumatisantes (osmose inverse, filtrations, filtration tangentielle, flash pasteurisation, thermovinification…) n’est permis.
  • Aucun sulfite n’est ajouté avant et lors des fermentations (possibilité d’ajustement – de l’ordre de S02 < 30 mg/L H2S04 total, quels que soient la couleur et le type de vin – avant la mise ; obligation d’adjonction de sulfites mentionnée sur l’étiquette via un logo dédié).
  • Lors d’un « Salon des Vins méthode nature », les vignerons comme les organisateurs s’engagent à présenter la charte à côté des bouteilles ; leurs cavistes indépendants sont encouragés à faire de même, dans la mesure du possible, au sein de leur établissement.
  • Utilisation d’un logo d’identification.
  • L’engagement se fera lors de la mise en « commercialisation » (obligation de résultat) par une « déclaration sur l’honneur », faisant suite à l’avis du bureau du Syndicat ; il sera demandé chaque année pour chaque cuvée (lot clairement identifié).
  • Les cuvées non « Vins méthode nature » doivent être clairement identifiables (étiquetage différencié) chez les signataires.
  • Les signataires s’engageront en leur nom propre et toutes les informations demandées seront mises en ligne.